Escale à Bangkok,  Thaïlande

Une parenthèse d’Asie du sud !

Voilà, nous nous sommes envolées pour notre aventure d’UN AN. Je ne sais pas si vous arrivez à réaliser ? Non attendez…Je ne sais pas si j’arrive moi-même à réaliser !

Ça peut paraître anodin pour les voyageurs avertis et autres baroudeurs, mais quitter mon confort aussi longtemps sera une grande première.

Nous sommes au Japon depuis une bonne vingtaine de jours, mais avant de rejoindre notre pays d’adoption temporaire, après un vol de 10h45, nous atterrissons à Bangkok à 6h du matin. Notre escale dure 18 heures, donc nous avons vraiment la journée entière pour visiter cette capitale; capitale dont nous avons vraiment aucune image en tête ! Ce sera la surprise totale. Voyons donc à quoi ressemble ce célèbre “pays du sourire”, la Thaïlande !

Alors permettez-moi d’abord de rire…Hahaha. Merci. Maintenant laissez-moi m’expliquer. De notre entrée sur le territoire après la douane jusqu’à notre retour dans l’aéroport, nous n’avons pas beaucoup vu la couleur des sourires. Sincèrement, les personnes qui nous ont regardées de haut en bas avec un regard dédaigneux étaient plus nombreuses que celles avec un sourire. D’autant plus que dès qu’ils en faisaient un argument de tourisme, on voyait tellement que les personnes photographiées sur les affiches avaient des sourires faux et crispés. J’imagine que les locaux n’étaient pas si souriants car nous étions dans une grande ville et que comme toute grande ville qui se respecte, les gens sont plus pressés et moins souriants.

Bref, nous retirons 1 000 bahts (ce qui fait environ 25€) et partons dans le centre-ville…Enfin si nous arrivons à comprendre à quel arrêt nous devons nous arrêter. Nous comprenons désormais les gens qui arrivent dans un pays où la langue et l’écriture leur sont totalement inconnues, ça fait une sensation très…étrange.

En fait, comme c’était une simple escale nous avons l’impression d’être illégitimes, comme si nous n’avons pas le droit d’être là. D’autant plus qu’ en tant que bonnes touristes, nous avions appris juste avant de partir (je dis ça au premier degré, c’est à dire juste avant que l’avion ne décolle de la France) comment dire “bonjour” (Sawadika…je crois) et “merci” (Khob khun ka, pour une fille) et nous ne savions pas vraiment ce qu’il y avait à visiter.

Le trajet a été une agréable surprise pour moi, il y a beaucoup de verdure partout ! Nous nous arrêtons à l’arrêt Siam. En sortant de la station, on trouve un genre de bateau touristique. Là on essaie de nous faire acheter un pass illimité à 180 bahts alors qu’au départ on s’intéressait plutôt à l’aller simple pour 45 bahts. Apparemment, rien ne se fait à pied dans Bangkok. Je ne sais pas si c’était pour nous faire acheter ledit ticket qu’on nous disait ça mais on entendait tout le temps que les distances étaient trop longues à parcourir à pied. En fait, nous avons toujours cette sensation très désagréable de se faire arnaquer tout le temps. J’ai l’impression que l’on ne peut se fier à personne sous peine d’être escroquées… C’est pareil, dès que l’on s’arrête en regardant une carte ou avec l’air perdu, des gens nous approchent. Ou de suite des personnes viennent nous indiquer où se trouvent les sites les plus touristiques, en nous indiquant des magasins à proximité. Alors, ça peut vouloir signifier deux choses : soit ils veulent nous aider et dans ce cas c’est très sympathique, sinon c’est pour nous faire acheter des choses. Autant dire qu’il vaut mieux savoir à l’avance où l’on va. Après évidemment, nous ne sommes pas restées suffisamment longtemps pour juger et ça ne concerne que Bangkok, mais c’est l’effet que nous avons eu.

Enfin je m’égare à nouveau ! Nous embarquons donc à bord de notre bateau à touristes et sous la chaleur écrasante (31° et peut-être environ 70% d’humidité), nous n’avons pas envie de quitter notre place arrosée et à l’ombre. Donc nous faisons tout l’aller sans quitter notre navire. Au retour, nous nous arrêtons au temple Wat Arun, le temple de l’Aube. Toutefois… on se sent perdu, la chaleur nous semble encore plus insupportable et la foule est vraiment effrayante. Il faut dire aussi que la fatigue de l’avion se faisait déjà ressentir. D’autant plus que, je ne sais pas pour Aurélie, je n’ai pas réussi à dormir pendant tout l’aller.


Ainsi, nous continuons notre route. Nous nous arrêtons au Flower Market, le marché aux fleurs. C’est assez impressionnant, mais il y règne un étrange sentiment d’insécurité.
Finalement, nous essayons d’aller à l’un des temples principaux, histoire que l’on visite quand même un temple. Mais alors que d’habitude j’arrive toujours à m’en sortir avec une carte, cette fois-ci, c’est impossible. Je ne comprends pas car les chemins ne correspondent pas à ma carte… Soudain, nous voyons tout un groupe de moines marchant d’un pas décidé. Désespérées, je propose de les suivre, ils nous mèneront bien à un endroit intéressant, n’est-ce pas ? Sauf qu’ils se sont arrêtés à une école de moines. Mais nous réalisons alors que le temple du “Bouddha couché”, Wat Pho, est tout près ! L’architecture est absolument incroyable et très colorée ! Ça nous change totalement de tout ce que nous avons vu jusqu’alors. On trouve des arbres magnifiques et la visite est assez longue. Nous en sortons ravies, mais alors qu’il n’est que 15h, nous sommes complètement à bout de force et retournons à l’aéroport.

 

A l’aéroport, nous mangeons un Tom Yum (une sorte de bouillon à la crevette et à la citronelle que nous avons détesté, contrairement au Pad Thai du midi) et nous nous endormons sur un canapé.
Enfin, nous prenons notre dernier avion pour commencer cette grande aventure nippone.

L’expérience peut sembler négative à la première lecture, mais sachez que nous n’avons pas préparé cette escale et un voyage passe beaucoup par la préparation, son “fantasme”. Nous n’avons pas rêvé la destination et surtout nous n’avions que quelques heures pour visiter cette immense ville. Nous ne connaissons rien de la langue, ni de la culture. Aussi, je n’ai pas beaucoup de photo car je filmais uniquement ce jour-là. Ces photos ont été prises par Aurélie avec son téléphone.

Dans l’ensemble j’en retiens même beaucoup de positif, mais naturellement, si je dois retourner en Thaïlande, j’éviterais cette grande ville. 

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