Ecosse,  Europe

Édimbourg la magnifique

Je le disais dans mon article précédent (Prélude de l’Ecosse), Aurélie et moi sommes restées dix jours en Ecosse à la fin de l’été. Deux jours durant nous avons visité Édimbourg. Pour la petite histoire, nous avons appris qu’en anglais, Edinburgh, le nom de la ville se prononce [ˈɛ.dɪn.bərə], autrement dit on ne prononce pas le “gh”, et le “burgh” ressemble à la prononciation de notre “bourg”.  Pour la dernière semaine, nous avons fait du WWOOFing dans la fameuse Speyside Valley (extrêmement connue des amateurs de whisky).

En exclusivité, voici la vidéo que j’ai faite sur notre séjour en Ecosse.

Deux jours sont, bien sûr, insuffisants pour découvrir cette belle capitale. On l’entend partout, Édimbourg est réputée pour son côté “taille humaine”. Le “problème” est que nous y sommes allées pendant le festival Edinburgh Festival Fringe. C’est un festival d’arts qui est, si j’en crois ce que l’on m’a dit, le plus important au monde dans le genre. De ce fait, la ville était totalement saturée de touristes (et c’est un euphémisme). Je ne sais pas pourquoi mais les Coréens y étaient également très présents ; toujours est-il que ça m’a fait plaisir d’entendre du coréen. Pour l’immersion, c’était raté. Nous entendions aussi énormément de français.

Edinburgh Dungeon
Edinburgh Dungeon

Nous avons remarqué une chose amusante en ce qui concerne Édimbourg. La ville semble très attachée à tout ce qui touche à “l’horreur”. Par exemple ils proposent des ghosts tours (tours fantômes) de la ville, ou on peut trouver de nombreuses “maisons de l’horreur”. Si quelqu’un a une explication ?

Durant ces deux petits jours, nous avons loué une chambre chez l’habitant. C’était un petit peu excentré, si bien qu’à notre arrivée à l’aéroport d’Edimbourg, tardive,  nous nous sommes soudainement posées de nombreuses questions. Des questions comme : quel bus devons-nous prendre ? Quelle est la direction qu’il faut emprunter ? Comment payer le bus ? D’autant plus que nous nous basions sur des captures d’écran de GPS pour nous diriger… Mais je trouve que nous nous en sommes pas trop mal sorties finalement, avec l’aide de notre hôte qui nous avait donné des indications puisque nous avons trouvé le logement en une heure, sans trop tourner en rond.

Le lendemain matin, nous nous sommes dirigées vers le centre-ville. Nous étions un peu désorientées, notamment par la foule qu’il y avait et de son brouhaha incessant. Nous n’avions pas vraiment d’objectif, ni de réelle planification. Ainsi nous errions çà et là, là où nous menait les bruits de la capitale. Lorsque nous arrivions de la gare principale, nous étions accueillies par un homme qui jouait de la cornemuse. Histoire de mettre tout de suite dans l’ambiance du pays ! Et nous étions conquises. Aurélie et moi sommes de grandes fans de musique celtique, donc nous ne pouvions être plus heureuses. Même si je dois l’admettre, passé la première rencontre, on commence un peu trop à sentir l’attrape-touristes, ce qui perd beaucoup de charme. Mais ce n’est pas grave ! Car un petit peu plus loin, nous sommes tombées sur un concert de rue des “#The Jacobites” (nom pas très original toutefois), que nous avons adoré.

#TheJacobites
#TheJacobites

Festival d’arts oblige, il y avait des spectacles à chaque tournant de rue. Nous nous sommes arrêtées pour regarder le spectacle d’un Canadien qui a rassemblé pas mal de monde, qui était plutôt drôle.

Spectacle de rue canadien
Spectacle de rue canadien

Pour notre pause de midi, quoi de mieux que de goûter à la cuisine locale ? Ainsi, nous avons déjeuné dans un pub. Bon alors, qu’on se le dise, nous sommes bien loin de la “French cuisine“… C’est très souvent gras, trop souvent salé. Aurélie avait choisi un fish and chips, quant à moi j’ai opté pour un feuilleté noyé dans sa sauce salée. Mais on va principalement dans ces lieux pour l’ambiance, qui elle, est inimitable.

Déjeuner au pub
Déjeuner au pub

Suite à notre goulu repas, nous sommes parties en direction du château, une ancienne forteresse nichée sur un rocher volcanique. C’est une château absolument imposant et splendide. Même si nous ne pouvons vous parler que de l’extérieur malheureusement. En effet, les hordes de touristes nous ont rapidement découragées. Notre courage a définitivement mis les voiles lorsque nous avons regardé le prix d’entrée : 16£. Outch !

Château d'Edimbourg
Château d’Edimbourg
Sur la route vers le château
Sur la route vers le château
La foule...Pour mieux comprendre ce qui nous a découragé.
La foule…Pour mieux comprendre ce qui nous a découragé.

Nous voyagions vraiment à moindre coût pour ce voyage, même si vous nous direz qu’aller au Royaume-Uni pour ce type de voyage n’est pas le plus judicieux. Toujours est-il que 16£ était un prix trop élevé pour notre budget, surtout dans des endroits saturés où nous n’aurions certainement pas apprécié la visite à sa juste valeur.

Notre photo épique
Notre photo épique

Puis, nous avons donc continué notre route en nous arrêtant souvent dans les magasins de souvenirs et les petits stands qui avaient fleuri dans les rues. Nous sommes toutes deux sorties avec des magnifiques colliers celtiques, entre autres.
Dans un magasin de souvenirs près du château d’Édimbourg, ils proposaient une séance photo en vêtement traditionnel…Nous voilà devenues des épiques guerrières de clan écossais !
Ce magasin était vraiment immense, on peut y trouver toutes sortes de choses traditionnelles, dont des cornemuses. Aurélie a eu l’audace de demander à un vendeur si on pouvait essayer des cornemuses. Le vendeur était à première vue pris au dépourvu. Il nous a expliqué que cela ne se faisait pas habituellement, mais finalement il a accepté ! Il faut savoir qu’elles sont plutôt chères. Nous avons pu réaliser qu’il faut un souffle draconique pour pouvoir souffler dans cet instrument. Nous avions beau faire du mieux que nous pouvions, il a bien rigolé face à notre manque de force pulmonaire.

C’est un labyrinthe !

Ce que nous voulions faire à tout prix était de gravir le Holyrood Road. Je peux désormais dire “gravir”, mais lorsque j’en ai entendu parler, je pensais que c’était plus une sorte de petite balade de santé. Mais cette “balade” a tout de même présenté quelques difficultés. Notamment en raison du vent qui soufflait extrêmement fort. L’ascension se fait assez rapidement et offre une vue spectaculaire sur Edimbourg et les alentours ! Il y avait une ambiance très agréable, ainsi nous nous sommes laissées prendre au jeu et nous imaginions être dans la Comté du Seigneur des Anneaux.

C'est très venteux.
C’est très venteux.

Durant le deuxième jour, nous sommes allées au Musée National, qui est gratuit comme tous les musées au Royaume-Uni. Là encore, il était vraiment gigantesque, nous n’avons donc pas tout vu.

Nous avons admirer de remarquables squelettes de dinosaures pour mon plus grand bonheur.

Pour nous désaltérer, nous avons bu une boisson à Adora Bubble Tea. C’est à ce moment que l’on réalise que les goûts sont aussi une question d’habitude. J’ai pris un “thé” très bizarre. Si bizarre que je ne me souviens même plus de sa composition.
Ensuite, nous avons reposé nos pieds lassés de piétiner dans un grand parc central, où nous observions des scènes quotidiennes, des écureuils en quête de nourriture et même un début d’altercation !

Il faut en finir avec cette légende qui dit qu'il pleut tout le temps, que ce soit en Irlande ou en Ecosse.
Il faut en finir avec cette légende qui dit qu’il pleut tout le temps, que ce soit en Irlande ou en Ecosse.

 

Ces fameux écureuils présents en masse dans tout le Royaume-Uni
Ces fameux écureuils présents en masse dans tout le Royaume-Uni

Pour finir, nous sommes allées prendre une bière dans un pub où on nous a demandé nos pièces d’identité… Cela devient vexant !
Dans le train du retour vers notre logement, l’ambiance était très joviale. Quelqu’un faisait des coucous à Aurélie, la personne devant moi était sur skype, comme son interlocuteur m’a vue, il m’a demandé de faire aussi coucou. Une très bonne façon d’achever notre petit périple à Edimbourg…

Vue de nuit de la capitale écossaise

2 commentaires

  • jauralde Rolande

    Malgré mes yeux en mauvais état j’ai réussi à lire Edimbourg la Magnifique, l’ennui avec tes récits c’est qu’on a envie de voir ce dont tu nous parles de nos propres yeux et que voyager devient de plus en difficile pour les deux croûtons que nous sommes(sic Domi).
    Effectivement le ciel est en général bien dégagé, vous avez eu de la chance.
    A quand la suite?

    • Emma

      Merci !
      J’espère que malgré tout, tout va bien ! Si c’est l’impression que ça laisse, pardon si c’est un peu sadique, mais je suis contente. Si j’arrive à donner envie, alors j’ai retranscris ce que je ressentais, à mon sens.
      La suite n’est pas encore écrite, mais elle devrait arriver bientôt quand même…J’ose l’espérer !
      A bientôt.

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.