Préparation au volontariat

Comment s’y prendre pour le WWOOFing ?

Je suis partie au Japon et en Corée pendant trois mois (deux mois au Japon et 1 mois en Corée) pour faire du “WWOOFing” et du pur tourisme. Oui oui deux ww c’est possible (on me fait souvent la remarque quand j’évoque le mot), parce que c’est un acronyme. Histoire d’y voir plus clair, je vais détailler ce qu’est le WWOOFing.

  • Qu’est-ce que le WWOOFing ?

Tout d’abord, le WWOOFing, comme je l’ai déjà expliqué, signifie “World Wide Opportunities on Organic Farms” soit “Opportunités mondiales dans des fermes organiques”. Le nom a déjà changé plusieurs fois, mais cette version me semble plus correcte (avant c’était : Willing Workers on Organic Farms, quelque chose me dérange dans cette appellation, comme de l’exploitation masquée, mais c’est une interprétation tout à fait personnelle). Ainsi, le WWOOFing c’est le fait de travailler dans des fermes, le plus souvent, en échange d’être hébergé, nourri et blanchi. L’échange est bien plus profond que ça, puisque c’est un échange de mode de vie, et si on choisit un pays différent du sien, cela devient un échange culturel. Mais on ne trouve pas seulement des fermes, il y a aussi des temples, des écuries, des magasins, des restaurants, ou encore des centres animaliers. C’est très vaste !
Deux termes reviennent tout le temps, à savoir : WWOOFer, celui qui va travailler et Host, celui qui reçoit. Chaque pays a son site et son association, et ce système est disponible dans maintenant plus de 60 pays. Pour s’inscrire il suffit de payer une cotisation à l’année pour chaque pays (souvent autour de 50€). Ensuite, chaque pays a sa façon de procéder. Par exemple, on m’a dit que l’Australie envoie un carnet avec chaque ferme et adresse. Pour le Japon et la Corée, tout est informatisé, mais on a accès à tous les hôtes, évidemment.

Il existe une alternative au WWOOF, à savoir Helpx. Toutefois je n’ai jamais essayé, je ne peux donc pas en parler. Il me semble que c’est moins axé sur le monde agricole.

  • Pourquoi faire du WWOOFing ?

Non seulement le WWOOFing a l’avantage d’être extrêmement riche sur le plan de l’échange culturel et humain, mais c’est aussi un moyen très économique de voyager ! En effet, vous n’avez pas à payer de logement, de nourriture et votre linge sent toujours bon.
Si vous tombez sur un host qui donne l’impression de vous exploiter, il faut absolument le signaler à l’association, et que vous ayez toujours un plan B en tête au cas où. Quant au WWOOFer, il est important qu’il fournisse un travail sérieux et respecte les règles de vie de l’hôte. Si chacun y met du sien, c’est une expérience tout à fait unique pour découvrir la véritable culture du pays, au plus proche des habitants !
J’ai pu par exemple me retrouver dans un hôtel traditionnel au Japon, où je me lavais dans les sentô, bains publics, l’eau y est toujours chaude. Je pouvais même profiter du bassin extérieur à la belle étoile. Le rêve non ?

La plupart des hôtes, s’ils ont le temps, vous proposeront de vous faire visiter certains lieux. C’est un autre avantage de ce mode de voyage. De cette façon vous découvrirez de nombreux lieux que vous n’auriez jamais pu découvrir autrement, ferez des rencontres authentiques et vous aurez toujours de belles anecdotes à raconter.

  • Quand commencer ses recherches ? Sur quoi faut-il se concentrer ?

Personnellement, j’aime que tout soit bien ficelé, j’ai besoin que tout soit préparé vraiment à l’avance. C’est pourquoi j’ai contacté les hosts au moins 4 mois en avance pour le Japon, voire plus pour la Corée !
Cependant, il s’avère que c’était finalement trop tôt et je pense que le délai idéal est de deux mois avant le départ. Tout paraît clair pour tout le monde, c’est plus facile de se projeter.
En fait, pour m’organiser, je savais qu’il fallait que je sois à certains endroits à une certaine période (par exemple je savais que je devais être vers Kyoto pour le festival de mi-janvier et  Fukuoka mi-février). Sachant cela, je pouvais m’organiser et cibler les régions dans lesquelles je voulais faire du WWOOFing. Si vous avez des endroits préférés dans certains pays, commencez par là.

Si toutefois vous n’avez aucune idée, chercher ce qui vous intéresse comme activité. Regardez le nombre d’heures de travail que l’on vous demande par jour, ainsi que le nombre de jour de repos, de façon à pouvoir explorer les alentours.

  • Combien de hosts faut-il contacter à la fois ?

Là je vous conseille de faire une petite sélection au préalable de ceux que vous préférez dans un document (type google sheets, comme ça vous y aurez accès partout). Selon moi, il est préférable d’en contacter un ou deux à la fois par région pour ne pas trop vous éparpiller. S’il ne vous répond pas sous 3 jours, contactez le second qui vous intéresse. Cela vous évitera de vous retrouver dans la situation délicate d’avoir à décliner l’offre d’un host.

Le WWOOFing a été pour moi une expérience formidable, que je pense recommencer dès que possible !
Si vous voulez plus d’informations, ou que vous êtes tentés par l’expérience, voici le lien du WWOOF international : http://wwoofinternational.org/

  • Qu’emmène-t-on ?

Maintenant c’est bon, vous partez, vos hosts vous ont accepté, le billet d’avion en poche, vous vous envolez (ou pas si vous restez dans votre pays d’origine…). Je ne parlerai ici que du matériel pour le WWOOFing.
Je n’avais pas épluché de nombreux sites quand je suis partie et me suis retrouvée avec bien trop de matériel qu’il ne l’aurait fallu. L’idéal bien sûr est de demander à vos hôtes quel matériel ils pourront vous prêter et ce dont vous aurez nécessairement besoin.

Selon moi, la seule chose vraiment utile, c’est une bonne paire de gant. Pour ma part, j’ai pris des gants de jardinage. Je pense que c’est parfait, mais faites bien attention à que ce soit à votre taille car ils peuvent vite devenir handicapants. Favorisez donc des gants fins pour pouvoir manier des outils facilement.

Mes hôtes m’avaient dit d’emmener des bottes, ce que j’ai fait…Grossière erreur. Elles prennent beaucoup de place, sont lourdes et encombrantes. En plus, ils avaient des bottes à ma taille. Dans tous les cas, si vraiment vous en avez besoin, vous les achèterez sur place.

Plus vous partez léger, plus votre voyage sera appréciable. Règle d’or.

Si vous avez d’autres questions auxquelles je n’aurais pas répondu, n’hésitez pas à m’en faire part.

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