Le guide de l’ultimate en Colombie
— « Le guide de l’ultimate en Colombie » Attends quoi ? Mais Emma, tu n’as jamais fait d’ultimate.
— Ah oui beh ça va, j’essaie de satisfaire mon SEO avec des mots super fashion… Alors c’était peut-être “the ultimate guide in Colombia”. M’enfin, quelque chose de ce type.
En tout cas c’est la teneur de tous les titres de blogs de voyage quand je recherche des infos sur les lieux à visiter… c’est que ça doit fonctionner. Alors que réellement, on est d’accord que c’est vide de sens. C’est ultimate seulement d’un seul point de vue : le tourisme lucratif
En plus mon SEO me note toujours en “orange” (alors que pour bien faire, il devrait être au « vert ») parce que mon contenu n’est pas assez « hype », ce malotru. Mais… En ai-je quelque chose à faire ? Clairement, à la vue de mon site quasi en mort cérébrale, je dirais que non. L’important, c’est que je n’utilise toujours pas l’IA pour écrire mes articles, et à la vue de mon entourage, il semblerait que je sois déjà un dinosaure en cette matière. Enfin, je me prenais déjà pour un dinosaure, mais… BREF.
La Colombie est la porte d’entrée de notre aventure dans les Amériques Centrales. Ce que nous avons vu est évidemment une très brève fenêtre.
Je n’ai absolument aucune idée de ce à quoi m’attendre, outre que c’est probablement le pays à plus grosse concentration de vie aviaire (du haut de ses 1 900 espèces recensées – en comparaison, nous en avons environ 383 espèces en Europe de l’ouest !). Connaissant mon attrait (ouais, je sais, on peut parler d’addiction à ce niveau-là), cet article ne peut pas être détaché des oiseaux donc, soyez prêts à en manger à tous les repas de la journée à toutes les sauces.
Mais quand je dis que je vais en Colombie, c’est plutôt une référence à une certaine substance blanche que je reçois et du DANGER (le lot des stéréotypes de tous les pays d’Amérique Latine en somme — merci les Et******* ).
Lecteur averti de ce blog désormais décadent — euh, comment on dit ? âgé d’une décade. Vous savez que j’abhorre les villes. Bogotá n’a de grâce à mes yeux seulement car j’y fais la rencontre tout à fait inespérée avec Manu… Lecteur extrêmement bien averti, vous vous dites « Manu ? Ce Manu ? ». Oui, ce Manu.
Donc, un pur bonheur de pouvoir échanger avec lui après toutes ces années et ça fait une douce ouverture sur ce pays, puisqu’il y est resté un an.
D’autant plus jovial, Dante y connaît une amie, Luisa. En plus de nous inviter chez elle, le lendemain nous sommes même conviés à la fête de famille d’un anniversaire de la grand-mère. Tout le monde nous accueille comme si nous faisions partie de la famille ; et se nourrir, comme en France, ça semble important ! De nombreux plats sont servis à toutes les tables ; la famille est grande. C’est très touchant de pouvoir partager ce paragraphe de vie à leurs côtés.
Du reste, la ville est immense et nous ne voyons seulement les lieux où nous prenons des bus. Donc je ne peux pas du tout en juger son charme.
Bogotá – Salento & Vallée de Cocora
La première étape est plutôt évidente, Salento et sa heureusement célèbre vallée de Cocora. De plus nous restons dans une magnifique guesthouse dont je ne retrouve plus le nom à Salento, où nous en avons une vue imprenable. C’est un pur bonheur de simplement s’asseoir à la terrasse et profiter des oiseaux. Les gérants sont plutôt joviaux et on se sent un petit peu à la maison.

Vallée de Cocora
Nous décidons d’aller en marchant jusqu’à Cocora pour une randonnée de quatre heures. Je ne sais pas si la randonnée fait réellement quatre heures ou c’est en comptant les innombrables arrêts pour rencontrer tous ces oiseaux qui surgissent sans cesse de toutes parts. Ce jour-même grâce à cette marche jamais ennuyeuse tant les paysages semblent si sauvages, je vois la plupart des oiseaux que j’espérais vraiment voir en Colombie. Je vous avais dit qu’ils allaient survoler cet article la plupart du temps.
NOTA BENE /!\ : Les photos sont pour la plupart rattachées à des liens ; c’est-à-dire que j’ai fait des petites fouilles pour vous dénicher des sites, souvent en français mais parfois en anglais ou en espagnol (mais bon, avec un bon traducteur…), si jamais vous vouliez en savoir plus sur l’espèce.
La vallée de Cocora est un endroit qui bien que touristique est unique, avec ses palmiers les plus hauts au monde dit-on, du haut de ses 60 mètres et tous bien espacés qui s’étendent sur des flancs de montagnes.
Le lieu est si enchanteur que je ne me suis jamais sentie submergée. Je ne vais pas expliquer comment s’y rendre, puisque certains le font déjà très bien.
Salento
Salento reste charmant, étant un village qui semble plutôt traditionnel, mixé d’adaptations suite à la colonisation. L’axe principal étant en travaux, ça a peut-être quand même un effet étouffant.
Salento – Popayán
La prochaine étape, Popayán, a pour but de se perdre dans la nature. J’ai une boussole en tête qui régit beaucoup de nos arrêts lors de ce périple latino : le Quetzal Resplendissant (ce n’est pas le nom d’un Pokémon, même s’il y ressemble grandement tant il est SUPERBE – et en plus pour l’histoire plutôt drôle, des fans ont créé un Pokémon qu’ils ont appelé « Pokémon Quetzal »). Je sais, je m’agite bien tôt. Mais si, plusieurs Quetzals sont présents sur ces terres.
Avec les bus en Colombie, tu sais quand tu pars mais tu ne sais VRAIMENT pas quand tu arrives. Si tu arrives, à en juger ce chauffeur qui en partant de Cali fait son signe de croix. A quoi doit-on s’attendre exactement ?

Nous passons par Cali à un moment crucial. En effet, il s’y déroule la COP16, la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (ne cherchez-pas, l’acronyme ne donne pas COP16). Je suis très déçue d’avoir omis cette information que j’eusse su et de ne pas y avoir fait un arrêt. Peut-être est-ce pour cela que par goût amer laissé dans la bouche, je décide plus tard de nommer mon chien Cali. Qui sait ?
Un Colombien m’a demandé plus tard « Pourquoi tu es allée à Popayán? ». Je dois avouer que je n’ai pas eu de réponse à lui donner. Car ce n’est même pas le meilleur endroit pour cet oiseau mythologique (déjà entendu parler de QuetzalCoatl ? C’est en partie lui, le Dieu principal du panthéon de la Mésopotamie, rien que ça !).
Pour couronner le tout, s’y promener pour une belle cueillette nous est fortement déconseillé pour faute de se passer on-ne-veut-pas-trop-imaginer-quoi avec les « rebelles armés, et pas seulement de machette ». Si je peux dénoter cet endroit en fait, au-delà de son hostel étrange, pour rester brève, c’est suite à une conversation avec un couple de deux politologues. Elles sont toutes deux activistes et nous dévoilent que tout n’est pas si simple ; c’est plutôt une illusion, que souvent il ressort que « les rebelles sont les vendeurs de coke » et « les gentils sont le gouvernement et l’armée qui essaient de les arrêter ». Ce serait plutôt, à l’effigie d’une musique latente, une armée corrompue qui impose des règles bien souvent sous l’égide USA et des populations qui aimeraient rester libres. C’est un débat que je ne vais pas ouvrir ici, mais il est intéressant de se positionner du point de vue de chacun.

Popayán – Tatacoa
Nous quittons Popayán par son village voisin, Totoro (je devais la faire et c’est véridique).

Des saynètes défilent devant moi : un chiot court à l’intérieur d’une maison. Des poules aussi libres que la montagne. Des chevaux beaucoup moins, car attachés. De l’aloe qui pend d’une falaise…
J’aime ce que l’on voit en traversant la Cordillères des Andes vers le désert de Tatacoa. Le tout évidemment accompagné de musique folklorique. J’en ris aujourd’hui en relisant mon brouillon qui se plaignait allègrement de la musique aux sonorités cumbiesques. J’ai le plaisir d’en être venue à apprécier ce genre (♥). Disons qu’il est vrai que huit heures de voix nasillarde et… je plaisante ! J’interromps cette blague par respect pour mes commatriotes (si compatriote pour une patrie, commatriote pour la mater, la Terre Mère ?) qui aiment se languir des amours et désamours.
Désert de Tatacoa
Tatacoa, que dire. J’ai un vocabulaire de bébé à totote qui me fait largement défaut pour exprimer ce que ces paysages m’inspirent. Tout y est érectile, rude et droit, et protubérant et…Enfin bref, pourquoi tout ressemble à une … SAUCISSE ? Qui veut une saucisse ?


Non, plus sérieusement, je l’ai plus haut dénommé « désert de Tatacoa », c’est un abus de langage. Tatacoa n’est étonnamment pas un désert. C’est une forêt tropicale sèche ! Wut. Incroyable, non ? Comme nous aimons nous immerger entièrement dans des lieux, nous faisons le choix plus que discutable mais sans regrets d’aller explorer ces deux monuments naturels bicolores à pied. On se teint d’ocre à Cuzco et des tons grisâtres pour Los Hoyos. Je trouve la faune plutôt abondante en vérité pour les conditions rudes et supporter la chaleur du soleil à 14h s’approche dangereusement du suicide. Voyez plutôt :
Cuzco
Los Hoyos
Tatacoa – Mesetas
Histoire que le cerveau ne comprenne rien, c’est maintenant aux portes de la forêt Amazonienne que nous nous rendons.
Des forêts denses, présentant un panel de verts tous plus nuancés les uns que les autres aux fleurs qui semblent saturées par un filtre instagram, des montagnes aussi hautes que luxuriantes, le tout entremêlé de rivières et cascades, cette fois, les décors ont tout du rêve elfique.

J’ai aujourd’hui à mon actif sur ma liste de Pokémon plus de 550 espèces (décidément, ils reviennent souvent ceux-là…). Je pense pouvoir affirmer que la moitié de ma liste vient des quelques promenades que nous y faisons ici à Mesetas. Mais non, pas Pokémon GO ! Plutôt ma liste de Merlin.
Plusieurs fois nous nous rendons dans les centres des villages pour nous sustenter. Je voue un culte aux « licuados », autrement dit « des breuvages de fruits ».
Dans un restaurant, précisément Mis Antojos, en discutant un peu avec la propriétaire car en l’espace de trois jours, elle nous a probablement vu sept fois, elle apprend que je suis Française. Elle me parle fièrement de son fils qui a rejoint l’armée française en Guyane. Il sera bientôt dans la Terre Père (c’est pas moi qui ai choisi qui était qui… Mais oui, c’est sexiste mais c’est un peu le but d’être pseudo-provocante) pour un entraînement. Je lui demande ainsi si elle compte lui rendre visite. Là, un peu interloquée, elle nous explique que sa grande cuisine (au sens spatial) lui manquerait trop. Et surtout, surtout ! l’excellente cuisine colombienne… Alors, appelez-ça du patriotisme (m’voyez) car c’est la seule fois que je serai d’accord, mais toujours est-il que je m’en retrouve tellement amusée et étonnée d’une telle remarque que mes sourcils se sont sûrement retrouvés derrière ma tête contre mon gré. Déjà, non pas parce qu’on peut largement entrer dans le débat que la cuisine française fait partie des meilleures cuisines du monde, disons au moins l’une des plus variées ! Quand on sait qu’une culture entière a construit de nombreux codes sociaux liés aux repas, j’ai peine à croire qu’un steak juste retourné dans une poêle accompagné de riz lui manquerait ! Alors qu’elle pourrait se faire ce plat absolument partout dans le monde. Non oui pardon je m’emporte un peu, mais j’ai trouvé cela tellement cocasse que j’ai pensé bon l’écrire dans mon brouillon pour cet article (je tiens à préciser que ce que j’appelle « brouillons » sont mes pensées émergentes pendant que je visite le pays).
Là encore, c’est un autre débat, et un Colombien, par habitude et mélancolie me criera sûrement le contraire. Mais les Amériques Centrales ont au moins ça en commun que les repas sont composés ainsi :
- Du riz
- Des frijoles, soit des flageolets (en tant que Vendéenne je suis en train de me demander si ces deux termes sont liés, pour le commun des mortels, des mogettes. Ou c’est le contraire ? Oh je n’en sais rien.)
- Une fine tranche de tomate, et j’insiste sur une
- Deux copeaux de chou rouge
- Parfois de l’avocat
- Du plantain en tant que pain (ça, je dois avouer que je l’ai adopté)
- Et surtout, la viande ou le poisson cuit à la poêle, retournée puis hop c’est dans le gosier. Ah oui parce-que si vous êtes végétarien, préparez-vous à devoir expliquer que non, ni le poulet ni le poisson ne font partie d’une alimentation végétarienne, et vous allez probablement devoir abandonner ce régime pendant un certain temps…

Bon, à l’écrit comme ça on se dit « hé mais c’est varié, ça va ! ». Oui, bah imaginez-vous manger cela le restant de votre vie trois fois par jour, car aussi au petit-déjeuner.
Voilà, on finit par s’entendre.
Bon allez, histoire de me contredire moi-même, voici d’autres plats, très bons.
Ah oui, et donc Mesetas, on vient y faire quoi ? Devinez. Les oiseaux :
Mais ce n’est pas tout à fait tout ce que nous y faisons. J’ai une passion absolue que je ne fais pas suffisamment à mon goût depuis les Philippines, c’est le canyoning ! Et bien, bien que court ici, j’en sors encore et toujours les étoiles plein les yeux. Plus que du canyoning, c’est en réalité plutôt du cascading dirons-nous, puisque l’activité principale est de descendre deux cascades, une de 18 mètres de haut et l’autre pas moins de 30 ! Les sensations ressenties sont indicibles, surtout quand on se retrouve en telle force aquatique à observer cette jungle luxuriante pendue à un fil. J’adore. Quoi de mieux en plus que le copain du guide (oui, il nous l’a même pas caché, ils sont juste potes) est un fou fan furieux comme moi d’oiseaux et nous ne parlons que de ça ; c’est rare, et ça me met toujours en joie.
Mesetas – San Gil, Barichara & Curití
San Gil ? San Gil. Je l’avais omis pendant l’élaboration de l’article car c’est un arrêt tout à fait inopiné. Et pourtant ! Une vraie pépite cette région !
La route entre Bogota et Tayrona est tellement longue que l’on trouvait cela dommage de rater autant d’endroits. Toutes sortes d’activités sont proposées, mais pour cette fois, nous favorisons l’exploration des alentours.
San Gil
Nous parcourons surtout les rues à San Gil. Il y a beaucoup de possibilités et c’est, je crois, la capitale de l’aventure de la Colombie. Mais ce qui signifie que tout a un coût. Et mon compagnon de route n’aime pas les coûts, dirons-nous. N’empêche que ça reste une chouette étape « repos ».
Barichara
Ainsi donc pendant notre séjour à San Gil, on nous conseille d’aller voir l’exquis village de Barichara. Les rues sont magnifiques, l’ambiance y est très calme. Le tout entouré de montagnes à perte de vue, nous aimons.
Curití
Puis, comme il fait chaud, moi j’aimerais me baigner. C’est pourquoi, l’hostel où des chats viennent dormir avec vous, cette fois-ci, ce sont les Los Posos de Curití qui nous sont recommandés. Et là encore, chapeau bas. Réel oasis de beauté. Les locaux viennent aussi s’y rafraîchir. Nous y passons allègrement la journée entière.
San Gil – Tayrona
Pour en revenir à mon SEO, parfois je me questionne : qu’est-ce qu’il lui faut pour que j’obtienne un article tendance ? Que je dise la même chose que tout le monde ? Peut-être que je mente ? Comme si je pouvais douter de la véracité des récits des visites des lieux ultra-touristiques avec pour titre « the best ultimate amazing most secluded off the beaten path gorgeous marvellous omg instagram trip to TAYRONA » dans d’autres blogs où je vais me renseigner pour créer notre itinéraire… Et qu’en plus mon expérience me dit que… Non, quand même pas ? Omettre des infos, ce n’est pas mentir, si ? SI ! Ne pas dire que le Parque Nacional Natural Tayrona est devenu un lieu de tourisme massif et victime de son meurtre dû à son succès, et remplir son article de liens partenaires, c’est mentir pour du profit personnel. Et c’est mal ! Alors SEO, non, non je ne m’y plierai pas. Donne-moi tous les cartons rouges que tu veux. J’en ai déjà payé les frais au Mont Batur à Bali.
Alors Tayrona, les plages de sable fin accidentées et cocotiers… est une horreur du tourisme massif ; l’une des attractions principales est la promenade à cheval jusqu’à la plage. Oui, je sais, pourtant c’est cool de l’chwal. Mais pas quand ils sont 1 000 en deux heures à faire le même parcours ! Ce qui rend les chemins impraticables, trop boueux et on se retrouve pour quiconque veut marcher à piétiner dans un mélange de crottin fondu à de la boue jusqu’aux genoux parfois. On y est jusqu’au cou.
Les paysages sont certes incroyables, nous y faisons la rencontre des nombreux singes, d’aras bleus et de nombreux colibris, pour ravir grands comme petits ; notre logement est une guesthouse, d’habitants qui occupaient déjà les lieux avant que le gouvernement ne décide d’investir ce lieu en Parc National et choisit d’en sacrifier une partie pour générer du profit. Je suis ravie qu’ils aient pu garder leur lieu de vie mais ce qu’il leur reste à faire est d’accueillir les touristes. Mais en même temps, eux étaient agriculteurs et détruisaient ces panoramas sortis de contes pour enfants, comme si la nature était en veine d’inspiration pendant qu’elle se dessinait et a sorti tout plein d’espèces de toutes sortes et de toutes les couleurs. Mais maintenant ils ne peuvent plus vivre dans cet endroit qui était chez eux. Alors on fait quoi là ? On préfère préserver des espaces quitte à détruire certaines terres pour du tourisme, et soyons honnêtes principalement pour petits Blancs et Asiat’. Ou laisser les populations gérer leurs terres comme bon leur semble ? Bon, encore un autre débat à remettre à plus tard.
Conclusion
Je crois l’avoir dit, j’ai un peu un goût de trop peu quand nous quittons la Colombie. Un petit commentaire, si quelqu’un vous siffle en Colombie, essayez de ne pas adopter ma réaction première “vas-y, j’suis pas un chien, là !”, ce n’est pas négatif. C’est ainsi qu’ils s’interpellent.
Allez, ce n’est que partie remise ; je parle déjà d’y retourner.
Ah oui, et mon SEO ? Beh cet article aussi me doit un carton rouge… J’abandonne !


